Mardi 22 juillet 2008
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Aujourd'hui, aux frontières des enfers et de l'ennui infini que vas m'incomber toute cette chaleur non partagée avec vous pendant un mois, je n'ai rien fait. Nous sommes sortis d'ici comme on
sors des gares, on cherchera le train, l'arrêt, le monde et le tout. On cherchera l'infini quand bien même on saurait qu'il n'existe pas. Pouvions nous nous résigner à ne rien croire? Était il
seulement possible de ne rien y espérer?
Un grand pont, pas "joli" mais "merveilleux", comme toi, fleur de cactus. "Merveilleuse" car tu est ce qu'on fait de plus beau, de plus ultime et de plus magique dans ce monde. "Cactus" car tu me
pique de ton absence de sentiments et de soupçons à mon égard. L.L.L.L.L.L.L.L.L.L. Pourquoi s'arrêter quand toute la nuit je pourrais graver ce nom cactusien sur les parvis de ce mur
électrotructonik virtuel? Crois tu que l'on se comprends une seconde seulement; Résidu de mes absences et de tes charmes, nous ne nous perdons même pas dans les yeux l'un de l'autre.
L., je me fous du fait que tu ne me regardes pas, je t'attendrais, j'espère que tu le comprends bien. Le nabot orgueilleux et vide qui a brûlé tes ailes sera cette fois prince de tous tes
charmes, il s'en croit bien capable, il est timbré, et il a raison. Je t'aime. Il parait que c'est d'usage de dire ce mot, il parait qu'il perds son charme tant il est banal. Je ne crois rien de
tout ça. Je n'ai jamais dit ce mot avec du coeur, voilà ses premières fois où il tente de s'incruster dans ma boite de dialogue sincère. Pourquoi s'envoyer de l'exhibition intern(et)ationaliste
quand on peut s'envoyer des lettres tant privées. Je te délivrerais tant d'amour dans ces lettres. Me voici obligé de foutre vie et surprise en l'air. Badaboom puisque c'est ton maux. Tes maux
sont miens et forment maux de têtes quand ma tête ne trouve plus les mots pour résonner tes maux... N'est ce pas parce que tes maux sont la cause de l'inaccessibilité de mes mots? Je ne t'y
comprends plus. G. exagérera toujours, il veut te voler. Te voler. Te voler. Je n'accepterai rien, je n'ai pas raté ma vie, je n'ai pas raté notre chemin, j'ai posé les bonnes dalles, dis moi que
j'ai fait ça! Dis moi que je suis encore capable de fabriquer le pavé de ton bonheur! Si tu ne veux point le dire, je le dirai à ta place, mais tes mots sont doux et me font tout oublier. Je ne
croirait jamais que c'est fini, tu l'as dit toi même, cela n'as jamais été fini. Cela ne sera jamais fini. Nous sommes un cercle, complète le, ne fuis plus. La dérision de mon désordre perturbe
les oiseaux bleus de la crique rouge. Bretagne est mon ennemie, Corse aussi. Tous ses bateaux et chemins s'en vont en tout sens. Retrouve moi, je ne suis qu'impatient, je ne veux plus te perdre,
simplement te retrouver, belle, frêle, mienne, comme avant. Je veux te prouver que j'ai raté mes chances mais que celle ci est la plus belle que j'aie jamais eu, que je ne raterais rien. Je
construirais ce bonheur, pour toi avant moi. Pour nous à sa fin. L'éternité c'est long, surtout vers la fin. Avec toi sera elle courte? Aime moi? Tu dois, je ne suis plus. Je suis perdu. Je
marche nu. Tout n'est qu'ombre et ébène. Tu est la verdure de mon désert, enfin. Je t'aime. Soyons banals.
Je t'aime.
Suscribe.
J'annonce un départ loin de mes rêves pour un mois.
Vous ne méritez pas d'au revoir, j'aurais trop peur de vous dire adieu.
Je vous aime même si vous ne le croyez pas.
Par L.P.
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Publié dans : La Chute
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