Mercredi 13 août 2008
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22:31
Quelques semaines en Corse, comme un interlude auquel je n'aurais pas cru: je rentre enfin. Non pas que l'air de notre "île" soit désagréable ou puant, mais trois semaines, malgrès toutes les
beautés que peuvent proposer ces contrées, c'est véritablement long. Assez long pour que je lise "La Peste" de Camus, alors comment dire, il fallait rentrer. Quand bien même ce fut dans un bateau
qui tanguait plus que ce qu'il avançait lui même. Mon coeur en souffrira, mais je ne rependrais pas alors mon âme partout, bien heureusement. On rentre donc de trois semaines là bas, beaucoup de
poissons, de jolies baraques, de jolis rochers, de jolis films, de jolis livres, de sympathiques personnes, de discutions peu philosophique (puisque mon interlocuteur cherchant à avoir
raison, ma foi) et quelques engueulades, mais faut dire, à force, ça devient simplement blasant, point final. Tout ça pour terminer à Marseille, sans manger, pour l'aperçu de l'île, se joindre
aux photos, badaboom, boom comme on dit...
Je n'ai pas une seule nuit dormi sans ce papillon tout pressé contre mon coeur, ce L. gravé, cette représentation de la beauté et de la perfection... Ce tout
qui ne fut rien du tout. La lune ne se présenteras pas plus sur nos plages, qu'importe que nous soyons sous l'effet de la tendre Vodka, ou particulièrement sobres, il faut dire que la lune ne
veut définitivement pas me voir. Je me sens donc vide du début du séjour, à la fin de celui-ci, mais je crois que je reste vide, et que c'est difficile à combler, je suis fatigué de voir
l'évasion de son regard et d'oublier qu'il n'est pas (plus) pour moi... Plus jamais sûrement, mais c'est tant mieux. A ma grande surprise (non je ment, j'ai fait venir ma mère tôt) je croise
cette présence que j'aime tant ce matin. On parle peu, je crois que nous deux on a toujours préféré le language du regard aux dialectes habituels (ou pas...). Enfin, c'était comme ça. C'était.
Pendant ces trois semaines je n'ai rien oublié, mais je remets pas une couche de "l'amant passionné" ici avant mon retour de l'espérou, parce que si on sort de la forme, ça va finir par être
lourd... Je la croise alors. Ce que j'ai ressenti était plus fort qu'à l'habitude, mais cela était sûrement dû au fait que les trois semaines coulaient son absence... Je ne sais pas. Il reste que
quelque chose a changé en moi, je ne sais pas vraiment quoi, mais ça a changé. En bien ou en mal, je n'en sais rien.
Seul, il est soir. Il est tard quand on dit ça courrant. J'écris quelques phrases. Demain, je retourne pour une semaine en montagne, je vais bosser. Dur. Seul.
Me remettre en place face à elle. J'espère que tout ça ne détruira pas ce que je m'échine à construire. Sinon je meurs, c'est aussi simple que ça. Bandant aussi.
Bonne soirée alors.
Par L.P.
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Publié dans : My crawling life
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