Mercredi 13 août 2008
3
13
/08
/Août
/2008
22:31
Quelques semaines en Corse, comme un interlude auquel je n'aurais pas cru: je rentre enfin. Non pas que l'air de notre "île" soit désagréable ou puant, mais trois semaines, malgrès toutes les
beautés que peuvent proposer ces contrées, c'est véritablement long. Assez long pour que je lise "La Peste" de Camus, alors comment dire, il fallait rentrer. Quand bien même ce fut dans un bateau
qui tanguait plus que ce qu'il avançait lui même. Mon coeur en souffrira, mais je ne rependrais pas alors mon âme partout, bien heureusement. On rentre donc de trois semaines là bas, beaucoup de
poissons, de jolies baraques, de jolis rochers, de jolis films, de jolis livres, de sympathiques personnes, de discutions peu philosophique (puisque mon interlocuteur cherchant à avoir
raison, ma foi) et quelques engueulades, mais faut dire, à force, ça devient simplement blasant, point final. Tout ça pour terminer à Marseille, sans manger, pour l'aperçu de l'île, se joindre
aux photos, badaboom, boom comme on dit...
Je n'ai pas une seule nuit dormi sans ce papillon tout pressé contre mon coeur, ce L. gravé, cette représentation de la beauté et de la perfection... Ce tout
qui ne fut rien du tout. La lune ne se présenteras pas plus sur nos plages, qu'importe que nous soyons sous l'effet de la tendre Vodka, ou particulièrement sobres, il faut dire que la lune ne
veut définitivement pas me voir. Je me sens donc vide du début du séjour, à la fin de celui-ci, mais je crois que je reste vide, et que c'est difficile à combler, je suis fatigué de voir
l'évasion de son regard et d'oublier qu'il n'est pas (plus) pour moi... Plus jamais sûrement, mais c'est tant mieux. A ma grande surprise (non je ment, j'ai fait venir ma mère tôt) je croise
cette présence que j'aime tant ce matin. On parle peu, je crois que nous deux on a toujours préféré le language du regard aux dialectes habituels (ou pas...). Enfin, c'était comme ça. C'était.
Pendant ces trois semaines je n'ai rien oublié, mais je remets pas une couche de "l'amant passionné" ici avant mon retour de l'espérou, parce que si on sort de la forme, ça va finir par être
lourd... Je la croise alors. Ce que j'ai ressenti était plus fort qu'à l'habitude, mais cela était sûrement dû au fait que les trois semaines coulaient son absence... Je ne sais pas. Il reste que
quelque chose a changé en moi, je ne sais pas vraiment quoi, mais ça a changé. En bien ou en mal, je n'en sais rien.
Seul, il est soir. Il est tard quand on dit ça courrant. J'écris quelques phrases. Demain, je retourne pour une semaine en montagne, je vais bosser. Dur. Seul.
Me remettre en place face à elle. J'espère que tout ça ne détruira pas ce que je m'échine à construire. Sinon je meurs, c'est aussi simple que ça. Bandant aussi.
Bonne soirée alors.
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
1
Lundi 21 juillet 2008
1
21
/07
/Juil
/2008
20:23
N'ayant pas osé chanter tout "je veux qu'on baise sur ma tombe" en la regardant droit dans les yeux, je suis un peu moins moi même ce soir. Ses yeux cherchaient
à m'éviter, elle était gênée sûrement, ce que je comprends, mais après tout, je crois que je m'en foutais, je voulais juste le lui dire, encore. Parce qu'elle vaut simplement tout ça, et bien plus
encore, et que je puis lui jurer que cette fois, si elle se montre existante, elle aura bien plus que tout ça. Je brûle à l'envie simple de lui offrir ce bouquet de bonheur, je sais et crois en
être capable. Je partirai bientôt pour ne pas la revoir de trois semaines entières, G. veut qu'on aille en boite, puis sauter des nénettes un peu crédules des bars du port. "A danser". Non. Il ne
sera pas, quand bien même nous irions en boite je ne poserais pas même mes yeux sur elles. Je suis obsédé par ces images passées, par ces souvenirs qui me tuent. Je crache peu de fumée en ce
moment, je fume beaucoup moins, cependant j'ai l'impression que chacune de mes inspirations sont douloureuses, j'entends respirer le monstre satanique qui m'as donné cette vie là pendant un an.
J'entends cette tombe qui crie qu'elle m'as bien eu, et que j'ai sûrement raté ma vie, raté sa vie, raté notre immensité. C'est peut être vrai, mais je jure de ne jamais le croire. Tant que ses
yeux resterons ouverts quand elle parle, tant que ceux-ci se plisseront si particulièrement quand elle rira d'éclats bleus et tant que sa voix résonnera encore comme celle d'une déesse, je ne
croierais pas que c'est fini. G. à beau essayer d'empêcher tout ça, il n'as jamais rien compris, si une seconde il croit que je vais aller même poser mon regard sur une de ces filles de Corse, il
rêve, comme toujours. Je n'ai pas un complexe hormonal aussi élevé que le sien. Et puis je suis fou. Fou. Fou. Amoureux. D'Elle et de tout ce qu'on a pas vécu. De tout ça vous voyer. De tout. Et de
nous.
La Corse se sera bien, sûrement, mais je serais loin de vous, et vous me manquez déjà quand je ne vous voit pas pendant un jour, alors ce mois risque d'être long.
Je vous aime, je vous vois quand même demain.
Je croiserais encore tes yeux demain.
Attends toi à entendre "J'veux qu'on baise sur ma tombe".
Ou une composition personnelle que j'aurais bati ce soir même dans mes sanglots.
Je..... Tu as toujours su ce que je voulais dire.
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
2
Jeudi 10 juillet 2008
4
10
/07
/Juil
/2008
19:03
Je rentre d'un bivouac de trois jours à la mer, du côté du Grau du Roi. L'air sur cette place était magnifique, ils étaients tous là, tous charmants, tous
existants. Je crois qu'on c'est baignés, qu'on a fait hurler le soleil jusqu'à que gémisse notre peau. Je crois qu'on est tous un peu morts là. La première nuit était aux étoiles, j'ai vu trois
étoiles filantes, pour chacune d'entre elles, le même souhait. Mais je vais prendre sur moi pour le réaliser et non pas seulement souhaiter comme tant de fois. Et puis elle vint, comme un
magnétisme soudain, mon coeur est emporté en ses flots. Je crois que les étoiles n'étaient pas moins au ciel qu'au creux de ses yeux. Elle est belle, si vous saviez, on ne comprends jamais la
beauté, je crois qu'aujourd'hui j'y crois, et que j'y crois très fort. Elle, elle, ellle, m'éblouit. Et m'éblouira.
Voilà déjà la Vodka qui traine entre nos mains, un feu sur la plage, des brindilles d'une rime de toujours, une infinie insouciance. On est bien là, à trouver des mots en rapport avec les rapports
sexuels ou encore avec le Rap Francais. Dérision totale et anéantissement, je ne me sens plus, l'espace ne fait qu'un avec moi, je ne fais qu'un avec son immensité. Flingue toi, Flingue moi,
Flingue nous. Gomme nous...
Je suis si nu sur l'immense espace que j'ai ici, je ne comprends pas un seul mot de toute cette immensité. Ma soeur veut "baiser". Je m'en fous, je suis déjà à terre, bercé par l'alcool, je
regarderais notre ciel pendant des milliers et des milliers d'années. Mais je suis si nu.
Elle reviens au matin, on ne se jettera pas à l'eau aussi, mais elle sait ce que je pense d'elle. Ca m'inquiète. M. me rassure, me dit d'attendre. Je mériterais d'attendre plusieurs siècles, je ne
veux que ça, j'ai fait le mal et c'est maintenant que je ne devrait plus pouvoir me pardonner. Mais je l'aime. Mon malheur est que je n'ai jamais eu l'attachement de J. et sa fidélité, peut être
que ça à changé aujourd'hui. Et oui, c'est ça que je désirerais être J., quelqu'un capable. Comme toi.
On parlera peu, on se quittera dans l'après midi, G. m'a stressé, j'ai de la pitié pour ce gosse. Il est tant "comme les autres" que ça me fout la gerbe. On se quittera vite, je n'ai rien. Rien vu,
rien entendu, rien. Silence sur les ondes. Salence sur mon coeur. Faut dire que l'eau de mer est peu agréable. Je l'aime. Je l'ai dit. J'attends. M. me l'as dit.
Je suis contrarié, S. remet des choses en question.
Sinon, en passant, j'ai 100 points d'avance pour le bac.
See ya"
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
2
Lundi 7 juillet 2008
1
07
/07
/Juil
/2008
15:17
Après de nombreuses discussions avec S. je crois que j'y découvre la source de mes divers problèmes. Pour ne pas faire un fromage gateux de sentiments sur
cette page, comme certainement j'en ai l'habitude, je dirais simplement que j'ai fait trop de "ping pong" et que je ne suis pas un de ces "grands" sportifs d'humanités qui iront jouer à Pékin
cette année là... Forcément. Des troubles et des couleurs viennent jusqu'à moi. Je n'ai jamais beaucoup aimé les couleurs, à part un Vendredi vert en un jour perdu de mon inhumanité, mais c'est
encore une autre histoire.
J'ai vu ces regards, ces paroles que l'on s'échange innocemment. J'ai vu qu'on se frôlait parfois, souvent, et qu'on ne s'éloignait pas l'un de l'autre. J'ai
vu que ce n'était pas la fin du chemin, mais sûrement un grand début au "nous"...
Certains y verront un incident certain, une nouvelle histoire de L&O&J. T. sera de ceux-là. Mais je n'y peut rien, même si je m'y trouverais plus que
cupide encore une fois, ou simplement gêné, ou bien plus simplement... Rien du tout.
Je l'.... dois'je le dire? Dois'je en parler au médecin de quartier? Dois'je exécuter ma propre médecine? Dois'je ne pas prendre sa route? Dois'je la
prendre?
Hier et aujourd'hui, sang et frissons, les enfants sont la raison? F. nous dira a maintes reprises "Je le sais que vous êtes amoureux". Est-ce vrai?
Épouvantail de nos sommets, existerons nous? Marcherons nous sur et sous des dunes d'un ciel clément, d'un ciel qui veut nous donner la chance de vivre paisiblement de façon extraordinaire? Je le
crois alors que j'ai quand même perdu toute croyance, toute utopie et tout optimisme. A croire que tout est cyclique, mais cette fois, je me refuserai à laisser faire le cycle du non
sentiment.
"Attends toi à ce que je me traine à tes pieds" car "le jour viendra où je pourrais en mourrir de rire".
Devant F. nulle contestation. Nous aimons nous? Sommes nous quelque chose? Trop de question ébouriffent ma mémoire. J'ai annulé le concert de C.M. avec
S.ilence pour faire un petit sacrifice de fin de vie. Ça ne vaut aucunement ce qu'elle a enduré avec moi une, deux, trois fois. Mais c'est tout ce que je pourrais y faire. T.&G. me vivront
ils? Seront ils le mur de mes sentiments?
Je crois en tout ça, mais je rabache, la sincérité ne fera pas mouche, j'ai trop menti pour pouvoir paraître une seule fois sincère avec les autres. Mais vous
ne comprenez pas, je crois que M. a compris pendant le concert, je crois que je n'ai pas moi même tout saisi. Mais M. est très forte, elle veut être psychologue, elle a ça dans sa
poche.
Des ébats et couleurs, ses cheveux n'étaient pas si mauvais que ça après tout. L'insomnie grandissante du samedi soir (d'autres auraient dit "fièvre") ne c'est
point terminée.
L., je sais devoir te dire tout ça en face à face, mais je t'.... .
Si pure beauté eut pu posséder un nom, une caractéristique ou une forme, elle ne serait reflétée que par toi et par ses astres que tu as dans les yeux. Si le
monde avait à prôner une reine de la pureté et de toutes ces belles choses, le monde ne rimerait que de ton nom. Ne porte aucune attention à ma lâcheté, à mon être impur, tu mérite un monde bien
plus rose que la cendre qui m'entoure. Aime. Aime! Vas sur des chemins où l'on est heureux, tu trouveras tout ça. Perfection ne passe pas sur mes chemins, je ne veux aucunement faner tes ailes,
je ne m'apprête pas à les toucher.
Je... Je... Te sais.
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
1
Mercredi 2 juillet 2008
3
02
/07
/Juil
/2008
14:08
Compliquation soudaine.
Voilà qu'aux moments où on ne s'y attendrais pas, de nouveaux visages perdus nous rencontrent, voilà que l'encre de nos veines s'adapte à leurs contours, voilà qu'on les aime, quand on se serait
juré de les oublier. Des trombes d'eau ont envahi le ciel, à l'approche de cette grande batisse de pierre ovale je crois que je les ai senties monter jusqu'au profond de mes yeux. Douleur et
douleur, hécatombe douloureuse. Le ciel ne sourira pas, pas ce soir, celui-ci souffre de l'absence lunaire de cet été trop chaud. Enfer et damnation comme on lirait dans les bouquins. Je dirais
bataille de l'âme comme on dit ébats du coeur. Mais enfin, tout s'y perds, fatalement. J'aurais eu un mak fou à concentrer mes pensées par là, d'un côté je fus attaqué par un esprit étrange,
dérangeant pour le coup... De l'autre je sentais la présence contre mon coude d'un coeur qui battait, et qui battait très fort, surement à cause du malheur qui puis le frapper en ce jour là... Ou
pas. Merde. Je m'étais juré de me taire dans cette direction, voilà que je l'exhibe sur le net. Ma folie me perdra, mais je crois que j'ai besoin que tout le monde sache ce que je ressens et ce
que je pense, je pense qu'il y a tellement de choses en moi que les garder serait un suicide comme un autre. Je pense que j'aurais aimé voir la lune bercée par "You are beautiful" ce soir là. Et
puis c'est vrai que tu es très belle, malheureusement, mais je ne dois pas oublier le reste, ce serait dommage, seulement pour moi.
Mais dommage.
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
0
Lundi 30 juin 2008
1
30
/06
/Juin
/2008
22:28
Je suis d'un lunatisme impressionnant en ce moment. Je crois que je suis un peu perdu au bout de la route. Je ne sais ni que penser, ni que faire. Les lambeaux
d'un ancien moi sont tous dispersés au vent, je deviens quelqu'un, malheureusement et malgré moi. Un ami m'a dit que j'avais "trop" changé. Je lui répondrais aisément que je n'ai pas "trop"
changé, et que tout ce que je suis aujourd'hui est l'aboutissement d'un long projet de vie sombre, projet qui m'attends. Je n'ai pas "trop" changé, mais j'ai trop vite changé. J'ai mordu ces
années célestes comme on mords dans un steak saignant, n'en épargnant aucune bribes, aucune part, gardant tout pour moi, au fond de moi. Vais'je digérer tout ça? Où vais je finir comme ceux là,
qui, à bout de souffle, sont trouvés flottants inertes sur la Seine? Je vais m'en sortir, "I keep playing to the other side".
"How can you die when you are already died?". C'est ma vie, être malheureusement au dessus des êtres, au dessus des choses. J'aimerais m'en évader, si vous saviez. Mais j'aime tout ça, malgré
moi. Malgré moi. La seule recette d'une quelconque évasion, j'ai peur d'être en train de la perdre, mais de toute façon, ce n'est qu'un reste de naïveté déchue, ce reste dont l'opposé ne peut
aucunement être accepté par ma conscience. Je l'aime. S. S. S. Je n'y comprends rien, mais je n'ai jamais vraiment compris tout ça. Je sais simplement que je n'ai pas besoin de la voir pour
l'aimer, son esprit si parallèle me suffit largement. Je n'ai que trop rarement connu de personnes qui puisse s'approcher autant de l'idée que je pouvais me faire de l'évasion. Et veux la tenir,
cette évasion, "Let's take a pill for the ride", avec elle. Je veux fumer la vie sans m'arrêter, des joints aux quatre coins des rues, juste avec elle. C'est fou, je n'en peut plus, je l'aime
sans vraiment savoir pourquoi. mais je sais la véridicité de ce sentiment. C'est tout. je n'ai même pas envie de lui demander son avis, de peur d'être déçu, ou peut être simplement parce que tout
serait mieux dans ma tête. J'en sais rien. Je sais seulement qu'à la simple prononciation d'un S. j'en perds tous mes esprits. Les serpents sifflent le sort de sa souche serrée à ma signature.
Phrase sans sens particulier, juste emplie de son nom. Et de son sens. Je l'aime et puis tant pis, je n'aurais jamais rien eu, si ce ne puis être elle. je n'aurais jamais rien, si ce n'est elle.
Et je ne sais rien, mis à part la beauté de ses mots, comme ils frappent à ma porte, comme ils m'emballent, comme je les aime. Comme je l'aime. S.anglots ce soir.
Je...
"I'm bleeding and I won't stop
Until I find a place, a place where I can drop"
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
0
Dimanche 29 juin 2008
7
29
/06
/Juin
/2008
21:46
Les frontières de moi même je crois qu'au jour d'aujourd'hui, à 21h47 précises, je les ai devant mes yeux ronds. La question qui tue, et ce n'est
pas que des maux... Je n'y répondrais pas, conscient que ma lâcheté me sauve peut être d'un suicide prochain... Ou peut être qu'elle m'évite simplement de vivre, de vivre réellement... L'amour
s'en va. Je crois que sa déconnexion n'a jamais été aussi rapide. J'en souffrirais sûrement.
Je crois que de ce fait, j'en sors la bouteille de Whisky, je crois que c'est elle qui vous parle en ce moment présent. Je l'aime, Elle. Pourtant sans ne rien
savoir, ne rien connaître, j'aime cet inconnu. Ça me tue sûrement plus que ça ne me fait vivre, mais ce n'est qu'un doux reflet de la vie. Si méchante soit elle... J'ai toujours eu peur de
commencer sans savoir ce qu'il advenait de l'autre. De celui qui était aimé. Malheureusement je n'ai jamais reçu de leçons à ce sujet, mon malheur est bien là, et j'espère que demain sera ma
première leçon. Ou bien samedi, quand les étoiles seront au ciel. J'aimerais qu'il n'y aie point de nuage, mais je n'ai plus la force de les repousser. Tout se sépare, tout se repousse, je sens
même du vent dans les idylles où il n'y en a jamais eu. Tout ça est mort de conscience et absurde d'intérêt. Je mine ma vie chaque jour pour voir la triste réalité de toutes ces
choses...
Je crois que j'aurais du choisir une autre voie. Être de ceux qui ne savent pas, de ceux qui croient naïvement qu'on peut passer sa vie entière à aimer.
J'aimerais, comme toujours, être le comble de la naïveté. C'est paradoxal, j'aime ma vie. Enfin non, je ne l'aime pas, mais elle est nécessaire à moi. Même si elle se trouve être particulièrement
mauvaise après ce dimanche. Je n'ai aucun mal à extérioriser ce soir, peut être à cause du Whisky ou de la clope... Peut être juste parce que ce soir je ressent véritablement quelque chose. Peut
être parce que j'ai peur que rien de mon monde intérieur ne soit réciproque chez elle. Je ne veux pas m'éteindre, j'aimerais conforter ma simple flamme aux côtés de la sienne. Est ce possible?
Elle tranchera. Elle seule. Moi je ne suis plus que trop extérieur, je ne crois plus en grand chose lorsque tombe la nuit. Ne t'en vas pas. mon lunatisme m'effraie, me tue. Toutes ces lueurs sont
éteintes, viendra elle les rallumer une à unes? J'en demande trop, je vais encore comme toujours être déçu par moi même, et non par elle. Je sens déjà l'envie de régurgiter qui me gonfle, j'ai
forcé sur la cigarette, elle demande que je crache tout le noir qui est en moi.
Dommage, ce matin en me levant j'avais retrouvé un peu de souffle. La vie est terriblement paradoxal.
Connecte moi. Dis moi que tu m'aime du même feu que celui qui me consume. (S)'il te plaît. Je suis affligé de tant de rien du tout. Je m'en vais vomir tous les
maux de cette triste nuit.
Mon amour.
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
0
Mercredi 25 juin 2008
3
25
/06
/Juin
/2008
23:46
Après tant de longs discours, je crois que j'en suis définitivement tombé amoureux...
"-Votre personne, vos moindres mouvements me semblaient avoir dans le monde une importance extra-humaine. Mon coeur, comme de la poussière, se
soulevait derrière vos pas. Vous me faisiez l'effet d'un clair de lune par une nuit d'été, quant tout est parfums, ombres douces, blancheurs, infini ; et les délices de la chair et de l'âme étaient
contenues pour moi dans votre nom que je répétai, en tâchant de le baiser sur mes lèvres. Je n'imaginais rien au-delà. C'était Mme Arnoux telle que vous étiez, avec ses deux enfants, tendre,
sérieuse, belle à éblouir, et si bonne!
Cette image là effacait toutes les autres. Est-ce que j'y pensais seulement! puisque j'avais toujours au fond de moi même la musique de votre voix et la splendeur de vos yeux."
(Extrait de "L'Education Sentimentale" Flaubert)
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
1
Mardi 24 juin 2008
2
24
/06
/Juin
/2008
21:43
Ce soir 21heure 43 minutes, je crois que j'ai fummé ma premmière clope "de bonheur" depuis longtemps. C'est soudain comme tout s'évapore dans un cycle infini. C'est luisant les nuages qui
couvriront encore notre ciel assombrit ce soir. C'est beau, beau, beau.
Cette cigarette me donne soudain envie de danser. Et là, sur mon balcon noir, je me prends à rêver, à sautiller, à mordre l'instant. On dirait presque que je suis heureux. Mais faut quand même que
je garde un soupçon de pessimisme. Il le faut bien, faut que je fasse ronroner mon égo tous les jours, histoire de décrasser.
J'écoute "Wonderwall" sans arrêt, je crois que cette chanson me touche profondément. Non seulement parce que bon, elle sous entends des choses qui me sont personnelles et particulières. Mais parce
que le texte est flambant. Flambant. C'est tout. C'est tout. C'est tout.
Mais je me presse, demain je dois délivrer une princesse d'un vilain dragon à six heures du matin. Elle a mis son réveil. Je me hate...
Par L.P.
-
Publié dans : My crawling life
1
Lundi 23 juin 2008
1
23
/06
/Juin
/2008
12:01
Des rires. Des sourires. Des planètes.
Nous voilà à la fête de la musique, là où quelques guitares aiment à cracher leur saturation sur l'espace temps qui nous entoure. J'y cherche à me comprendre pendant cette soirée. L. Et je crois
qu'elle a été bénéfique.
C'est à la maison carrée qu'à lui le premier concert, PASS. Le synthétiseur est envoûtant. On se roule un joint, et on le termine en quelques minutes. Déjà l'aurore vient toucher notre conscience
temporelle. Je frémis, je ne marche plus droit. Je suis bercé par ce doux flux de paroles mélodiques (ou pas) qui sort d'enceintes "à bloc" qui me déchirent littéralement les tympans. Des gens que
l'on ne connaît pas. Des amis viennent. Je crois que je ne leur ait pas parlé pendant cette soirée. C'est sûrement bien de "faire des rencontres", mais l'élitisme ça aide pas à la
sociabilité...
Après le concert de PASS, direction place de l'horloge, où un groupe va jouer. C'était beaucoup moins bien mais ça se valait. Puis ils ont fait une reprise très jolie de Wonderwall... Alors bon, on
les pardonne facilement. Remarques désobligeantes s'en vont au vent. Il y a des baffes qui se perdent parfois.
On ira terminer la soirée au Chapitre, où ça avait l'air sympa, sauf que c'était bien trop fort. Les tympans tyranniques après les deux premières chansons qu'on entends, on se doit de reculer un
peu. Et là bien sur y'a des blondes et de l'eau, donc ça manque pas: "bataille de flotte". L. toute mouillée est encore plus belle qu'à l'habitude, mais je ne dois pas m'attarder sur ça. Son amie
M. elle aussi est charmante, on parle un peu, elle est très superficielle. C'est peut être ce que je fuis en somme. Une sorte de beauté du mal. M'enfin.
On ira boire un verre (d'eau) chez L. ensuite. Sujets dérivant l'infini. Remarques désobligeantes (chapitre 2). Enfin m'as gavé. Avec L. on c'est dit qu'on allait sauter de son balcon ensemble pour
apprendre à voler. Vous savez comme dans les films... Enfin, la vie de L. est sur "stop" en ce moment, c'est fou comme le bonheur nous fuit à chaque instant. La touche "play" est encrassée, on ne
peut même plus la presser. A force de chercher l'amour on trouve son inverse, la haine. Ce soir tout s'éclaircit. L. est loin.
Je m'en irais rejoindre mon "Wonderwall" à moi.
Par Auditorium
-
Publié dans : My crawling life
0
Derniers Commentaires